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Les aménagements dangereux : campus de l'Université Laval

L'Université Laval se targue d'être un chef de file en termes de développement durable (Une section entière de leur site Internet est consacrée à ce sujet). Cela inclut la promotion des modes de transport alternatifs et actifs, dont le cyclisme. Des pistes cyclables ont donc été construites sur le campus. Voyons donc comment tout cela a été mis en place.

Afin de structurer un peu ce billet, je l'ai séparé en cinq catégories : les accès au campus offerts aux cyclistes (à partir des quatre points cardinaux), suivi d'une description des aménagements sur le campus lui-même. Voici une carte présentant ces quatre accès principaux, les pistes cyclables officielles étant en vert :

carte_ulaval2.png

Accès au campus par l'est

Commençons par le cas d'un cycliste arrivant de l'est (provenant donc du centre-ville ou d'un de ses quartiers périphériques). Ce cycliste peut donc emprunter le fameux Corridor Père-Marquette, et arrive aux abords du campus en croisant l'avenue Myrand. Comme on peut le voir, la rue par laquelle les cyclistes arrivent se termine en T, les cyclistes pouvant quant à eux continuer sur une piste cyclable dédiée :

carte_ulaval_est.png

Pour le sens est-ouest (p. ex. un cycliste voulant entrer sur le campus, arrivant de la droite de la carte), le croisement de la rue Géronce-Gariepy et de l'avenue Myrand est déjà problématique, puisque les cyclistes arrivant de la rue susmentionnée doivent céder aux véhicules sur Myrand (en fait, non, puisqu'ils ont un passage prioritaire, mais comme aucun véhicule ne respecte ce genre de passage, on va oublier ça). Étant donné l'achalandage relativement élevé sur Myrand (particulièrement aux heures de pointe) et la proximité du boulevard René-Lévesque, duquel beaucoup de véhicules tournent rapidement sur Myrand, la traversée n'est pas simple pour un cycliste.

Bon au final, ça reste supportable dans ce sens. Le problème principal avec ce genre d'aménagement "en T sauf pour les cyclistes", c'est justement que les automobilistes considèrent la piste en face d'eux comme négligeable. Voici ce qu'un cycliste voit lorsqu'il arrive à l'intersection en question, à partir du campus :

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Voyez-vous l'automobile qui tourne à gauche? Qui a priorité dans ce cas? Le cycliste qui souhaite continuer tout droit, ou l'automobile? Selon le code de la sécurité routière, c'est le premier arrivé à l'intersection qui a priorité, une fois qu'il a laissé la priorité aux usagers de l'avenue croisée[1]. En pratique, ça ne semble pas évident du tout pour la plupart des gens, et il n'est pas rare de voir un cycliste se faire couper par un automobiliste voulant tourner à gauche, après avoir signalé ou non son intention de tourner à gauche.

Cette intersection déjà peu sécuritaire se retrouve donc doublement dangereuse, en particulier lorsque la visibilité est mauvaise ou pendant la nuit, lorsque le cycliste ne peut voir le conducteur.

Accès au campus par l'ouest

À l'opposé de la rue Myrand, l'arrivée par l'ouest se fait via la piste cyclable du Boul. Hochelaga (dont nous allons certainement reparler dans un prochain article). Encore une fois, l'arrivée est de type "intersection en T, sauf pour les cyclistes" : le Boul. Hochelaga se termine là, à l'autoroute Robert-Bourassa. Et, encore une fois, la conception des aménagements cyclables est tout simplement ignoble. Voici ce que le cycliste voulant sortir du campus :

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Le cycliste doit aller rejoindre la piste cyclable située de l'autre côté de Hochelaga. Et comment aménager le tout de la façon la plus débile possible? En forçant les cyclistes à effectuer deux traversées distinctes pour le faire! Le cycliste voulant sortir du campus doit d'abord traverser Robert-Bourassa :

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Par la suite, le cycliste doit monter sur le trottoir pour actionner un feu piétonnier différent qui lui permet de traverser Hochelaga :

IMG_20140824_092822.jpg

Pour enfin pouvoir continuer son chemin. Le cycliste doit donc attendre deux cycles de feux de circulation et se débrouiller pour atteindre les boutons de demande de feux piétonniers sur le trottoir pour traverser une simple intersection! Génial... Pourtant, ce n'est pas l'espace qui manquait pour aménager la piste cyclable différemment : regardons à nouveau la première photo. Il y a amplement suffisamment d'espace à droite pour permettre l'aménagement d'une piste cyclable faisant directement face à la bonne voie de Hochelaga.

On remarque par ailleurs que de mettre en place un feu piétonnier permettant de traverser d'une seule traite semblait beaucoup trop difficile. À ce propos, avez-vous remarqué les nombreux dessins de vélos sur le sol? S'il y en a autant (s'en est presque ridicule), c'est pour s'assurer que les cyclistes comprennent la bizarrerie de ce croisement et qu'ils ne traversent pas d'une traite... Tant qu'à se casser la tête et recouvrir le sol de peinture en tentant vainement d'éviter les accidents, ne serait-il pas plus simple de (idée folle) bien aménager cela dès le départ?

Accès au campus par le sud

Passons maintenant à l'accès au campus du côté sud. Ici, c'est le Boul. Laurier qui borde le campus. Une piste cyclable est présente sur cet axe, c'est déjà un bon point. Toutefois, l'état de l'entrée sur le campus laisse rêveur :

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Je ne blague pas, l'entrée du campus pour les cyclistes se fait véritablement par un chemin de gravier étroit menant à un stationnement perdu derrière le pavillon Parent... Bref, passons, et observons plutôt ce que doit faire le cycliste qui sort du campus. Il doit atteindre la piste cyclable qui longe le Boul. Laurier sur une petite rue parallèle. Premièrement, on peut observer que l'accès à cette piste est plutôt malaisé pour un cycliste ayant autre chose qu'un vélo de montagne :

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La photo est prise depuis la piste cyclable en question -- le feu de circulation correspond à l'emplacement du Boul. Laurier. On peut constater que la chaîne de trottoir empêche tout passage direct pour un cycliste.

Deuxièmement, voici le trajet que doit emprunter un cycliste respectueux du Code de la route (dans ce cas-ci, en particulier, respecter les sens uniques) :

carte_ulaval_sud.png

Qu'est-ce que c'est que ce détour? Et encore, la carte ne montre pas que le cycliste doit, juste avant le croisement avec Laurier, descendre de son vélo, faire 10 mètres sur le trottoir et atteindre le bouton d'appel du feu piétonnier... Il n'y avait vraiment aucun moyen d'arranger ça de manière plus efficace???

Accès au campus par le nord

Passons au dernier point cardinal, soit le nord. On notera d'abord qu'aucune piste cyclable officielle ne traverse le campus du nord au sud. Si on se réfère à la carte générale présentée à la section introductive, on peut constater qu'effectivement, aucun lien cyclable n'est complet... Ceci étant dit, il y a tout de même généralement moyen pour un cycliste d'atteindre sans trop de problèmes la piste cyclable du Chemin des Quatre-Bourgeois / Chemin Ste-Foy.

En fait, dans cette section, je voulais surtout montrer la sortie du campus via le Chemin Ste-Foy : sur le campus, on a une piste cyclable hors route longeant cette artère, tout va bien. Par contre, dès qu'on arrive à la sortie du campus, on se retrouve là :

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La piste cyclable s'arrête, tout bonnement. Nous ne sommes pas à une intersection, pas à un endroit où les cyclistes peuvent prendre un autre trajet. Non, au milieu de nulle part, la piste se termine brutalement, et on indique aux cyclistes de marcher. Marcher jusqu'où, je n'en sais trop rien... Cet aménagement pour le moins curieux est également peu sécuritaire et pratique pour le cycliste arrivant de l'est et voulant emprunter cette piste cyclable : il lui faut alors tourner à gauche au milieu du Chemin Ste-Foy... Vous vous demandiez pourquoi il y a tant de cyclistes sur les trottoirs dans ce coin-là? Vous avez votre réponse : parce qu'on les balance là sans leur donner d'autre option valable[2]

Dans le campus

Nous avons fait le tour des différents accès au campus, afin de démontrer que tous présentent des déficiences, que ce soit du point de vue de la sécurité, de l'efficacité ou de la cohérence. Intéressons-nous maintenant à un dernier cas qui est un exemple patent d'un mauvais aménagement : le croisement entre la Rue de l'Université et l'Avenue du Séminaire.

Ce croisement est probablement le plus achalandé du campus. On serait donc en droit de s'attendre à ce que la conception de la piste cyclable à cet endroit ait fait l'objet d'un minimum d'attention. Eh bien non (ça vous surprend?). Voici une photo du croisement en question, vu de la piste cyclable :

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Première chose importante à remarquer : si le croisement routier est bien réglementé par un feu de circulation, celui de la piste cyclable, située approximativement deux mètres à côté, est régi par... un arrêt obligatoire sur la piste cyclable seulement! Autrement dit, les cyclistes n'ont jamais priorité sur le flot de circulation, quelle que soit sa provenance. Pouvez-vous vous imaginer ce que cela donne aux heures de pointe? Les cyclistes doivent littéralement surveiller tous les côtés à la fois, puisque tous les véhicules ont priorité, qu'ils arrivent de derrière en tournant à droite, de devant en tournant à gauche, de la gauche ou de la droite. Ajoutez à cela les nombreux piétons, et la traversée se révèle tout à fait impossible à effectuer de manière sécuritaire.

Je tiens à faire remarquer qu'un tel aménagement ne serait jamais accepté s'il s'agissait d'automobiles. Si on remplaçait la piste cyclable par une rue, même d'importance mineure (ce qui n'est pas le cas ici, on parle de la piste cyclable principale du campus), un croisement arrangé de la sorte serait décrié dès la fin de sa construction, et pour cause : c'est un véritable appât à accidents.

Mais ce n'est pas tout! Comme on peut le constater, la piste cyclable croise l'avenue du Séminaire près du croisement routier, mais pas tout à fait. Par conséquent, les lignes d'arrêt de cette avenue ont été positionnées de façon à laisser la piste cyclable libre lorsque les automobiles attendent au feu rouge. Tout cela paraît très bien, mais qu'est-ce que vous pensez qui n'est que trop rarement respecté par les automobilistes? Les lignes d'arrêt, justement...

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Si on résume, non seulement les cyclistes doivent composer avec un croisement absolument inadapté, mais ils doivent en plus le faire avec des automobiles arrêtées au beau milieu de leur trajectoire... Génial, vous dis-je : on aurait voulu faire pire qu'on n'aurait pas pu!

Mise à jour du 01/05/2015

À un certain point, j'imagine que quelqu'un a quand même dû s'aviser que ce croisement était plutôt dangereux. À l'automne 2014, le Service de sécurité et de prévention de l'université Laval (SSP) annonçait donc la nouvelle suivante dans son bulletin trimestriel :

bulletin_ssp.png

Tout cela a l'air rempli de bonnes intentions : comment pourrais-je critiquer des gens qui veulent faciliter les déplacements à vélo sur la piste cyclable? Attendons quand même de voir...

La dite signalisation n'a finalement été mise en place que tard en automne (mais ça c'est un moindre mal). Au début de la saison 2015, je suis allé faire un détour par là pour voir ce qu'il en était. Voici donc, en date du 13 mai 2015, l'état de ce croisement :

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Mettre en place une signalisation appropriée pour rappeler aux automobilistes la présence de cyclistes? Permettre aux cyclistes de passer sur le feu vert de René-Lévesque? C'eût été bien trop simple et efficace voyons. Non, plutôt on semble avoir opté pour la solution "bonne conscience", qui ne change rien en pratique mais qui permet de faire bonne figure quand on veut par la suite pouvoir se targuer d'offrir un campus agréable et sécuritaire aux cyclistes. Je vais revenir là-dessus, mais examinons d'abord les faits, à savoir ce qui a changé. Les cyclistes ont maintenant leur feu de circulation propre, synchronisé avec le feu piétonnier. Ils doivent donc s'arrêter lorsque le feu est rouge et peuvent passer quand ce feu est vert. Hum, non, attendez une minute, on regarde à nouveau l'image et on se reprend : les cyclistes ne peuvent pas passer sur leur feu vert, puisqu'ils ont aussi un arrêt obligatoire à faire. Et non, ce n'est pas un oubli de la part du contractant : un panneau d'arrêt similaire a également été ajouté de l'autre côté!

IMG_20150615_105316.jpg On remarque au passage l'automobiliste arrêté à 15 pieds de la ligne d'arrêt, en plein milieu de la piste et de la traverse piétonnière (non, il n'est pas en mouvement).

Selon le Code de la route, les cyclistes doivent donc, à ce croisement, faire systématiquement un arrêt complet, y compris sur un feu vert.

Mais trêve de réflexions de gauchiste bobo-écolo-hipster-du-plateau-sportif-du-dimanche-et-dilapideur-de-fonds-publics (eh oui, j'ose prétendre qu'un arrêt obligatoire pour les cyclistes peut être placé de façon illogique, je suis donc à vouer aux gémonies, à en croire les dires de certains), analysons un peu ce qui a changé. Il faut tout d'abord préciser quelque chose d'important : même dans l'ancienne configuration, les cyclistes pouvaient déjà passer en toute légalité sur le feu piétonnier. En effet, la configuration de la piste et des voies automobiles fait en sorte que le croisement piste cyclable / Av. du Séminaire est une intersection distincte du croisement René-Lévesque / Av. du Séminaire. Cette distinction était par ailleurs matérialisée par l'arrêt obligatoire sur la piste cyclable : si la piste cyclable devait être considérée comme faisant partie de René-Lévesque, alors il ne peut y avoir une signalisation différente pour les cyclistes; vous imaginez-vous ce que ce serait si, pour un même boulevard, la circulation dans la voie de gauche étaient régie par un feu et celle de la voie de droite par un arrêt obligatoire? Bref, ces croisements étant distincts, un cycliste pouvait déjà faire son arrêt obligatoire, laisser la priorité aux usagers de l'avenue du Séminaire, puis passer, quel que soit l'état du feu de circulation avoisinant.

Cette modification n'a donc strictement rien changé, si ce n'est que, maintenant, il y a des lumières en forme de vélo et qu'un cycliste ne peut plus passer même si les rues sont désertes. Pire, ce genre d'aménagements permet de bien enfoncer dans la tête des gens que :

  1. Les vélos n'ont pas les mêmes droits que les automobiles. Passer sur le feu vert des automobiles pour un vélo? Non non, attendez votre tour. Et quand c'est votre tour, faites quand même un arrêt complet, faut pas exagérer non plus.
  2. Les cyclistes, ça doit passer sur les feux piétonniers. Par contre, si vous osez adopter ce même comportement à l'autre intersection 100 mètres plus loin, vous serez alors bien évidemment promis à l'enfer et aux désagréments, en plus d'être qualifié de dangereux délinquant qu'il faudrait responsabiliser. Encore une fois, tout à fait logique comme position.

Bref, je ne dirais pas que la situation a empiré; comme je l'avais précisé, c'était difficile de faire pire. Ceci étant dit, est-ce que ça a changé quelque chose? Pas vraiment, non. Bien franchement, si le SSP a à cœur la sécurité des cyclistes, il devrait peut-être commencer par voir à ce qu'on ne retrouve pas des pancartes de 3 mètres de haut et 1.5 mètres de large lestées de blocs de béton au beau milieu de la piste cyclable principale du campus : IMG_20150401_100149.jpg

Ça serait déjà un bon début non?

Illogismes divers

Dans la section précédente, j'ai montré l'exemple d'un croisement où les cyclistes devaient à la fois respecter un feu de signalisation et un panneau d'arrêt. Vous pensez que c'est illogique? Une erreur étrange d'un employé qui n'est vraisemblablement pas le crayon le plus aiguisé de la boîte? Je ne saurais trop dire, mais en tout cas il a récidivé, à moins d'un kilomètre de là. Le long de l'avenue du Séminaire, près du Chemin Ste-Foy il y a un stationnement. Qu'est-ce que vous pensez qui va se passer avec la piste cyclable qui suit l'avenue du Séminaire? Vous l'avez deviné : l'obligation pour les cyclistes d'utiliser le feu piétonnier (alors que, je le rappelle, on parle d'une entrée de stationnement) et de faire un arrêt complet, même si le feu piétonnier est en fonction :

IMG_20150613_173634.jpg

Génial. Rendu là, autant faire comme dans Fort Boyard : forcez les cyclistes à résoudre une énigme et à nager dans les tarentules pour passer. Ça ne sera pas vraiment plus long que ce que vous avez fait, de toute façon.

Ah, et j'oubliais, un peu plus loin, il y a une autre entrée de stationnement, qui, elle n'est pas régie par un feu de circulation. L'avenue du Séminaire est évidemment prioritaire sur cette sortie. Que pensez-vous que l'on retrouve dans la piste cyclable qui, je le répète, longe parfaitement l'avenue du Séminaire? Un arrêt obligatoire, bien sûr!

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Je sais que je me répète, mais est-ce qu'il y a vraiment quelqu'un doté d'un cerveau qui a approuvé ça? Est-ce qu'il y a vraiment quelqu'un pour considérer raisonnable le fait de devoir respecter à la fois un feu de circulation et un arrêt obligatoire? Transposons ça aux automobilistes : avez-vous déjà vu une intersection où vous devez faire un arrêt complet au feu vert? Bien sûr que non : ce serait d'un non-sens kafkaïen! Pourquoi alors voit-on ce genre de choses sur les pistes cyclables?

Conclusion

Il y aurait de nombreuses autres remarques à faire à propos du réseau cyclable entourant et traversant le campus de l'Université Laval (arrêts abusifs, zigzags entre de petits bâtiments, arbres et conduits d'évacuation, mauvaise démarcation entre le réseau piétonnier et cyclable, etc.). Le but de cet article n'est pas de prétendre à l'exhaustivité, mais de montrer que de graves lacunes sont présentes même dans les aménagements d'une organisation s'enorgueillissant d'être à l'avant-garde des transports actifs. Pire encore, ces lacunes semblent ignorées (ou, en tout cas, de peu d'importance), si bien qu'elles perdurent depuis des années. Avec des chefs de file de ce calibre, pas étonnant que le cyclisme utilitaire ne progresse guère au Québec...

Notes

[1] En fait, en réalité, le cycliste devrait avoir la priorité, y compris sur les usagers de l'avenue croisée, à cause du passage prioritaire clairement signalé par les bandes jaunes; mais bon, soyons réalistes, le taux d'automobilistes respectant ces passages étant proche du taux de cyclistes s'immobilisant pied à terre aux stops, on peut oublier ça...

[2] Et non, marcher n'est pas plus une option valable pour un cycliste que descendre de son auto et marcher à côté ne l'est pour un automobiliste...

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